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Journée du refus de l’échec scolaire

Le décrochage scolaire, comprendre et agir

À la MDE du Val-d’Oise, le mercredi 19 septembre 2012.
Ateliers de 9 h à 12 h 30.
Conférence à 20 h.


Une journée co-organisée par l’association internationale Aide et Action, la Maison départementale de l’éducation du Val-d’Oise, VEI et l’Afev.

Au cours de la 5e journée du refus de l’échec scolaire, nous tenterons de comprendre ce qui conduit un jeune à décrocher dans
son parcours scolaire (le décrochage scolaire n’arrive pas d’un coup, c’est le fruit d’un processus, et d’une conjonction de facteurs
sociaux, personnels et bien sûr scolaires).
Décrocher, ce n’est pas seulement sortir prématurément du système
scolaire, c’est aussi, pour le jeune, quitter la norme, se dé-socialiser de ses pairs, se positionner — souvent en tension, parfois en rupture —
avec sa propre famille. C’est surtout, au regard de la place déterminante du diplôme dans notre société, se retrouver, de fait, dans une situation où il va être extrêmement difficile, voire impossible, de s’insérer professionnellement.

Plénière à 9 h pour l’ouverture et la présentation du baromètre Afev

Deux ateliers au choix le matin (10 h - 12 h 30)

• Prévenir le décrochage scolaire ?

Avec la participation de :
-  Aide et Action et les résultats de l’étude Acora (Ateliers coopératifs de recherche-action), enquête menée auprès d’établissements scolaires du Val-d’Oise sur la question "Relation école/famille et impact sur les apprentissages, ou comment favoriser l’ancrage scolaire des jeunes" ;

-  la Ligue de l’enseignement du Val-d’Oise pour les ateliers-relais, dispositif d’aide aux collégiens qui se trouvent dans une situation de rejet de l’institution et/ou en voie de déscolarisation.
Les jeunes sont accueillis dans des locaux municipaux en dehors des collèges pendant une période de huit semaines. Cette prise en charge sur temps scolaire concourant à la remobilisation autour des apprentissages vise le retour des jeunes dans leur classe d’origine, et l’accompagnement à la scolarité, actions, qui ont lieu en dehors des temps de l’école, centrées sur l’aide aux devoirs et les apports culturels nécessaires à la réussite scolaire. ;

-  l’Afev, autour d’actions d’étudiants qui s’engagent bénévolement auprès d’enfants et adolescents scolarisés en maternelle, en élémentaire, au collège. En complémentarité avec les dispositifs existants, l’afev propose l’intervention d’un étudiant qui accompagne un jeune dans une approche transversale, centrée sur ses difficultés et ses besoins, englobant et dépassant le cadre scolaire (problématiques de manque de motivation, de confiance en soi, d’ouverture culturelle, déficit d’autonomie…).

- S’inscrire à l’atelier « Prévenir le décrochage scolaire ? »

• Quel accompagnement des jeunes en rupture scolaire ?

Avec la participation de :
- la Sauvegarde du Val-d’Oise, qui présentera son espace dynamique d’insertion, l’Espace Césame (Espace culturel d’éducation aux sports, aux arts et aux métiers). celui-ci accueille des jeunes de 16 à 25 ans qui ont besoin de temps et d’un accompagnement spécifique pour acquérir les bases nécessaires à l’engagement dans un processus dynamique d’insertion. L’orientation à l’Espace Césame est pertinente pour tous ceux qui ne parviennent pas à accéder directement aux dispositifs d’insertion existants, pour ceux qui ne peuvent pas en tirer parti ni s’y maintenir en raison de leurs difficultés personnelles ou sociales ;

-  l’École de la 2e chance (E2C) : les Écoles de la deuxième chance s’adressent aux jeunes de 18 à 25 ans (dans certains cas on peut aller au-delà de 25 ans). Il s’agit de jeunes sortis du système scolaire sans diplôme, c’est-à-dire pour qui l’école n’a pas été un succès.
L’E2C offre une formation de 9 mois à 1 an. Il s’agit de parvenir à la maîtrise des savoirs de base : lire, écrire, compter, notions d’informatique, notions d’une langue étrangère.
Pendant cette période, les jeunes sont amenés à faire deux ou trois stages en entreprise. Il ne s’agit pas de former simplement un futur salarié, mais d’aider le jeune à comprendre le monde dans lequel il se trouve, à se situer dans la société et en comprendre les mécanismes.

-  la mairie d’Argenteuil pour le programme de réussite éducative (PRE). Conçu pour permettre un suivi individualisé, le PRE prend en compte l’enfant dans sa globalité, son environnement social et familial et la singularité de sa situation. Il vise également à aider les familles à exercer pleinement leur mission et leur rôle éducatif. Il propose un soutien éducatif, scolaire, culturel, social et sanitaire –hors temps scolaire– où les activités mêlent soutien scolaire, écoute de l’enfant et activités récréatives.
Le PRE d’Argenteuil expérimente la prise en charge de collégiens exclus temporairement.

- S’inscrire à l"atelier « Quel accompagnement des jeunes en rupture scolaire ? »

Une conférence le soir (20 h)

« Décrochage scolaire, la question du genre », avec Sylvie Ayral et Yves Raibaud

Sylvie Ayral a été institutrice pendant quinze ans, avant d’être professeure d’espagnol au collège. Elle est docteure en science de l’éducation. Elle publie La fabrique des garçons (Puf), une analyse de 6 000 punitions infligées à des collégiens. L’ouvrage de Sylvie Ayral montre que les punitions ont un effet pervers. Elles consacrent les garçons dans une identité masculine caricaturale, renforçant les conduites qu’elles prétendent corriger : le défi, la transgression, les comportements sexistes, homophobes et violents.

Yves Raibaud est maître de conférences en géographie, à l’Université de Bordeaux-3 – Michel de Montaigne, et chargé de recherche à la MSHA (Maison des Sciences de l’Homme d’Aquitaine).
Dans le numéro 59 de la revue Agora, il interroge la place du genre dans le champ de l’animation. L’offre de loisirs publics proposée aux jeunes s’adresse en priorité aux garçons. Cela conduit à l’appropriation de l’espace public par les garçons, perpétuant un vieux classique de l’histoire de l’humanité, où la femme est reléguée à l’univers domestique de la maison.

- S’inscrire pour la conférence.

Attention : nombre de places limité, inscription en ligne obligatoire.

Documents joints


Article publié le mercredi 29 août 2012