Les conférenciers et le détail des thèmes abordés.
« Archéologie et forêts du Val-d’Oise », 9 h 30 - 10 h 30
Par Patrice Rodriguez, chef du service départemental d’archéologie, CG95
Les forêts présentent de bonnes conditions de conservation des sites archéologiques mais livrent peu de découvertes du fait d’un accès difficile.
Elles offrent donc un vaste champ d’investigation pour les archéologues. Elles constituent aussi pour eux un objet d’étude à part entière, dont il s’agit de retracer la dynamique dans la longue durée, en lien avec le climat ou l’occupation humaine. Des traces d’habitat ou d’exploitation agricole permettent souvent de relativiser leur âge, tandis que les cartes anciennes ou la microtoponymie révèlent l’évolution de leur répartition ou leurs différents usages aux époques historiques.
En Val-d’Oise, une approche archéogéographique des forêts montre qu’elles ont subi de nombreux remaniements, comme ailleurs, mais qu’au final, elles occupent actuellement plus d’espace qu’à la Révolution.
« Panorama des forêts valdoisiennes et gestion plurifonctionnelle des forêts périurbaines », 10 h 30 - 11 h 30
Par Jérémy Noble, chargé de mission forêt/agriculture au CG95, et Patrick Novello, technicien ONF
Les forêts valdoisiennes représentent 23 630 ha, soit 19 % de la surface du département. L’importance de la forêt, notamment en Val-d’Oise n’est pas à démontrer car elle est admise par la grande majorité de la population. Cependant, la gestion des forêts périurbaines est un « art » difficile. L’intervention visera à fournir aux participants un panorama des forêts valdoisiennes suivant plusieurs clés de lecture :
« La biodiversité des forêts : un enjeu de société », de 15 h à 16 h
Par Patrick Blandin, professeur émérite du Muséum national d’Histoire naturelle et président d’honneur du comité Français de l’UICN (Union internationale de conservation de la nature).
« La représentation de la nature dans l’œuvre de Rousseau : une évolution reflétant une prise de conscience environnementale ? », de 15h à 16 h
Par Gaëtane Popesco, professeure de lettres classiques et sciences humaines à l’UCP de Cergy
Le séjour de Rousseau à Montmorency a-t-il pu influencer son approche de la nature ?
Notre intervention se propose de montrer comment évolue la représentation de la nature dans l’œuvre de Rousseau. La nature est, dans les premiers temps, présentée comme une abstraction par l’auteur pour démontrer que la civilisation a conduit l’homme à rompre avec son milieu naturel. Puis, son installation à Montmorency le rapprochant de cette nature, Rousseau compose des œuvres fictionnelles où il cherchera à réconcilier l’homme avec son environnement qui apparaît essentiel au développement harmonieux de l’individu. Enfin, parvenu à un âge mûr, Rousseau explore dans des autobiographies sa relation à la nature et s’étonne de sa passion pour l’herborisation.
Ce parcours ne témoigne-t-il pas d’une maturation dans le rapport de l’individu à son environnement, qui devrait être source d’inspiration pour nos contemporains ?